Castelet de spectacle
Issu du mot castel, le terme castelet signifie à la fois « petit château » et, par analogie, « théâtre de marionnettes ». Nombreuses étaient les maisons bourgeoises possédant ces petits théâtres à domicile qui faisaient la joie des enfants. Le castelet se compose d’une armature en bois et d’un remplissage en papier. Malgré la fragilité du matériau, le papier permet de rendre la structure légère et donc plus aisément transportable par le marionnettiste ambulant. Adaptant les pièces à succès du répertoire des grands théâtres, les castelets se présentent comme une réplique miniature de ces grands théâtres. De tendance néoclassique, le castelet est orné de nombreux éléments décoratifs (gueules de lion, tête anthropomorphe, guirlandes, palmettes) peints en couleur or. Outre l’inscription « Théâtre de Guignol », la partie supérieure est dotée des éléments de décor propre à une scène de théâtre (rideaux rouges et décors peints représentant un maison paysanne dans un paysage arboré). La partie basse au papier peint de velours est décorée d’une grande guirlande de fleurs sur laquelle ont été collés ultérieurement trois pantins en papier (un arlequin, une jeune dame et un personnage chinois). Le castelet comprend deux marionnettes à gaine : un juge (CM-G-00364) et un pendu (CM-G-00365). A l’arrière de la façade du castelet se trouve une toile enroulée sur une tige en métal. Peinte en couleurs vives, elle représente un polichinelle. REMARQUE: Une photographie d’époque publiée dans L’Avenir (15-04-1949) montre qu’à l’origine le castelet comportait davantage de personnages. De plus, la potence du pendu se trouvait à gauche sur le rebord de la lucarne, devant le rideau rouge.
Cote : CM-D-00002